Variations, sombre et lumière


Du 08 mai au 12 juin

Du 8 mai au 12 juin 2019
Variations, sombre et lumière
Par Yolande Harvey

Au Centre des arts et des loisirs Alain-Larue

Des membranes de fils de cuivre tissées à la main, d’un côté cuivrées, de l’autre argentées, qui s’inscrivent dans l’art traditionnel mais ouvertes à une autre histoire et raisonnement nouveaux plutôt affiliés à l’histoire de la peinture.

Le thème du réseau est l’investigateur de ce projet. Quand on regarde son étymologie, il signifiait à l’origine un entrelacement de fil très large et plus récemment, il nous ramène à la notion de transfert d’information.

La technique de tissage avec un fil conducteur a servi à représenter de façon métaphorique ces deux aspects. Il en émerge des membranes de fil de cuivre tissées à la main, d’un côté cuivrées, de l’autre, argentées. Celles-ci s’inscrivent dans l’art traditionnel mais sont ouvertes à une autre histoire et un résonnement nouveau qui est affilié à l’histoire de la peinture.

En abordant la pratique sérielle, mon intention est de mettre de l’avant la répétition d’un processus et non la répétition d’un produit. Les résultats esthétiques d’un tissage à l’autre ne constituent pas une reproduction cyclique de l’identique, mais sont plutôt soumis aux lois de la probabilité. Chaque geste avec son impulsion singulière pour enfoncer le fil, trace et ponctue une durée dans lequel peut émerger une pluralité de formes. Si le rythme se perpétue dans une réitération perpétuelle du même, paradoxalement, chaque fois surgit la différence.

 

*En collaboration avec le Ministère de la Culture et des Communications du Québec


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